Les fortes pluies entraînent, sur des sols devenus imperméables, une production importante de ruissellement.

A

u sein de WASABI, le jardin de pluie de Gembloux Agro-Bio Tech ULiège envisage des réponses à cette problématique. Il s’agit ici d’illustrer la gestion hydrologique multifonctionnelle d’un site urbain. Des étudiants bioingénieurs et des architectes paysagistes formés sous la houlette du Pr Aurore Degré y développeront des projets d’hydrologie urbaine. Par ailleurs, une classe en plein air y accueillera des cours de sciences de la vie, permettant ainsi une interaction directe avec les sujets qui y sont développés.

Comment est organisé un jardin de pluie ? C’est un lieu unique qui combine différents dispositifs de ralentissement, de stockage, d’infiltration et d’évaporation des eaux (service de régulation) tout en proposant des services de paysage, de loisirs et même de refuge pour la biodiversité.

Concrètement, la fonction essentielle du jardin de pluie est de filtrer un certain volume d’eau avant de le laisser s’infiltrer dans le sol ou de le rejeter à débit régulé vers un exutoire. Le jardin de pluie repose sur un principe de biorétention. Les eaux de pluie et de ruissellement sont stockées temporairement dans le jardin de pluie où elles seront partiellement épurées.

A cet aspect fonctionnel en matière de gestion des ruissellements urbains s’ajoute une vocation de détente, d’esthétique et de lien social. Il s’agira ainsi d’un lieu d’avancées scientifiques où chacun pourra à terme également se promener en profitant du cadre.

Un peu de technique

Les mécanismes qui sont en jeu sont les suivants :

  • la sédimentation : avec le ralentissement de l’eau, les particules en suspension sédimentent dans les noues et la mare du jardin de pluie ;
  • la filtration : les particules sont filtrées lorsqu’elles passent dans le sol et les racines fibreuses des plantes ;
  • l’assimilation : les substances nutritives sont consommées par les plantes pour leur croissance. Les plantes peuvent également contribuer à l’assimilation de métaux lourds ;
  • l’absorption : les polluants sont attachés temporairement à la matière organique, aux particules de sol et aux racines permettant l’action des micro-organismes ;
  • la dégradation et la décomposition : la décomposition des matières organiques et des composés chimiques absorbés est favorisée par les micro-organismes du sol ;
  • l’évacuation : les eaux pluviales sont évacuées vers un exutoire ou par infiltration dans le sol et évaporation. Ces différents modes d’évacuation se combinent selon leur propre capacité.

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